Les innovations

innovation technologique

Objectif de la rubrique innovation

L’objectif de la rubrique innovation est de vous informer sur les progrès, nouveautés, tendances du secteur du bâtiment. Nous nous intéressons entre autres aux secteurs des énergies renouvelables et à tout ce qui impactera nos vies dans les années à venir :

  • Le solaire
  • L’éolien
  • Le bois énergie
  • Les nanotechnologies
  • ….

L’innovation et le politique

L’innovation est souvent le fruit de décision politique. Anne Lauvergeon fixe 7 ambitions fortes pour une France innovante en 2030 parmi lesquelles 2 touchent le secteur du bâtiment.

1 – Le stockage de l’énergie

C’est la brique indispensable pour réussir la transition énergétique. Le développement des énergies renouvelables, pour la plupart intermittentes, l’optimisation de la production électrique et le déploiement de la portabilité, nécessiteront une innovation de rupture au niveau des systèmes de stockage. De nombreux verrous technologiques et industriels restent à débloquer pour abaisser les coûts et augmenter les performances.

2 – La « silver economy »

En 2030, 30 % de la population française aura plus 60 ans et 12,3 % plus de 75 ans, selon l’Insee. Une économie nouvelle portera l’innovation au service de la longévité pour palier la perte d’autonomie des personnes âgées. Avec des seniors plutôt technophiles, un système de santé centralisé, des compétences académiques, des technologies avancées et des solutions intelligentes en domotique, robotique, téléassistance…

Quelques innovations concernant le bâtiment en 2013

Les énergies fréquemment présentées comme bon marché (extraction des gaz de schiste, nucléaire, charbon, etc.) posent de nombreuses questions environnementales.Quant aux énergies renouvelables, elles sont de plus en plus rentables et innovantes.

  • L’imprimante 3D
    imprimante3d
    Avec l’imprimante 3D, beaucoup d’objets de la vie courante pourraient être fabriqués chez soi. Cela permet d’envisager une réindustrialisation des pays riches qui n’impliquerait pas la reconstruction de nos usines : il s’agirait moins du retour du « Made in France » que de l’émergence du « Made in Home ». Mais certains obstacles techniques doivent encore être levés : les plastiques utilisables dans une imprimante 3D sont pour le moment coûteux et peu nombreux et les objets obtenus restent simples.
  • Cimagine a dévoilé une application de réalité augmentée ne nécessitant aucun marqueur. Ici, pas de tracker à imprimer sur une feuille pour voir apparaitre un meuble virtuel parfaitement intégré dans l’intérieur de sa maison ou de son appartement. L’utilisateur n’a qu’à installer une seule application pour visualiser les catalogues des fournisseurs.realiteaugmentecimagineLa technologie de Cimagine utilise la caméra du smartphone ou de la tablette pour scanner en permanence l’environnement et positionner le meuble en trois dimensions dans la pièce où se trouve l’utilisateur. Ce dernier pourra le repositionner selon ses désirs, se déplacer dans la pièce et le visualiser en temps réel et à 360° dans son environnement toujours à travers l’écran de son appareil mobile.
  • innovation eolienne pour particulier Levianthan Energy : L’entreprise israelienne a créé la Tulipe à Vent, sorte d’éolienne qui fabrique de l’énergie propre à faible coût, silencieuse, sans vibration, esthétique, qui peut s’adapter à n’importe quel changement de direction du vent et qui peut s’implanter sur n’importe quel toit de maison. EN SAVOIR + sur Levianthan Energy
  • innovation panneauxsolaire-bullitcenterLe « bâtiment de bureaux le plus écologique au monde » :Cet immeuble de six étages est entièrement chauffé à l’énergie solaire. Tous les matériaux utilisés pour sa construction ne contiennent pas de matières dangereuses telles que le PVC, le plomb, le cadmium ou le mercure.Son architecture a été conçue dans le but d’embellir le quartier. On pense à une toiture verte, au bois de charpente, à des plantes indigènes, à des panneaux photovoltaïques de 244 kW devant produire 230 000 kWh d’énergie électrique par année et une zone revitalisée par le réaménagement d’un parc avoisinant.Conçu pour être aussi autonome que tout écosystème arboricole, le centre dispose également d’une citerne de 200.000 litres alimentée par l’eau de pluie et qui fournira l’ensemble des besoins en eau.Tous les déchets produits seront traités sur place grâce au premier système au monde de toilette à compostage réparti sur six étages et grâce à un jardin de pluie servant à filtrer les eaux usées provenant des éviers et des douches.
  • innovation soitecVers des cellules PV à 50% de rendement ? C’est le pari que fait Soitec en annonçant déjà un rendement de 43,6% , selon les mesures effectuées par le laboratoire de l’Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (ISE). Ces mesures, réalisées avec un facteur de concentration de 319 (indiquant de combien l’énergie du soleil est multipliée) ont démontré un rendement énergétique stable sur une gamme de concentrations hautes de 250 à 500. , avec la première cellule solaire à quatre jonctions destinée aux systèmes photovoltaïques à concentration (CPV). Ce résultat valide le choix du développement d’une cellule quatre jonctions seule capable de viser une efficacité de 50 pour cent de rendement énergétique et marque une étape majeure dans la course à l’amélioration de la compétitivité de l’industrie photovoltaïque. L’innovation de sa cellule à quatre jonctions repose sur l’empilement de deux paires de nouvelles cellules à double-jonctions hautement sophistiquées. A base de différents matériaux semi-conducteurs composés, elle permet des combinaisons optimales des bandes d’énergie pour capter une plus large gamme du spectre solaire et maximiser ainsi le rendement de conversion énergétique. Soitec s’appuie sur ses technologies propriétaires de collage de matériaux (Smart2 Stacking™) et de transfert de couches (Smart Cut™), utilisées en production depuis des décennies par l’industrie des semi-conducteurs, pour empiler avec succès des matériaux dont les paramètres de maille sont différents et ouvre la possibilité de réutiliser des matériaux onéreux.
  • innovation peinture-intelligente La peinture intelligente est née ! On/Off, la peinture intelligente Nicolas Triboulot, designer, concepteur à l’agence Quarks a eu l’idée de mêler de l’électronique à la peinture. Il s’est alors rapproché du fabricant SLPV (Société Lorraine de Peintures et Vernis), spécialisée dans la recherche d’innovation dans la peinture. Cet industriel avait déjà créé la peinture « magnétique », peinture magnétique qui permet de poser au mur des objets. Après un an et demi de recherche, Quarks a lancé la peinture on/off qui va au-delà de la simple fonction décorative de la peinture. Elle permet de commander des appareils ou systèmes électriques avec la simple pression de la main sur les zones où la peinture aura été appliquée. Cette peinture de base est primaire, elle est à appliquer comme première couche. Elle nécessite l’installation d’un petit boîtier qui sera posé à la place d’un l’interrupteur classique au mur. A partir de ce dernier, toutes les zones peintes en continu seront inductrices. C’est-à-dire qu’à chaque pression exercée sur ces zones, le dispositif électrique relié s’allumera ou s’étendra.produit distribué par Wall-in
  • Le vitrage intelligent : Une équipe de chercheurs chinois a créé la fenêtre dite « intelligente ». Celle-ci présente le double avantage de réguler la chaleur et de produire de l’électricité, et donc in fine d’économiser de l’énergie. Précisions.

    A l’origine de l’innovation ? Un métal utilisé dans les alliages

    La formule secrète de la fenêtre mise au point par cette équipe réside dans un film de dioxyde de vanadium (VO2). Le dioxyde de vanadium présente l’intérêt d’être un matériau semi-conducteur. Il est soit isolant, soit conducteur selon les plages de température. En dessous de 68°C, le VO2 est isolant et transparent à la lumière infrarouge, laissant ainsi rentrer la chaleur en limitant les pertes thermiques. Au-dessus de 68°C (dans le matériau), il devient conducteur et réfléchit cette lumière infrarouge, limitant les afflux de chaleur.

    A la fois gestionnaire de chaleur et producteur d’électricité

    L’autre grande spécificité du vitrage chinois est l’intégration de cellules photovoltaïques tout autour des plaques de polycarbonate/VO2. Le matériau diffuse une lumière partielle à ces cellules afin qu’elles produisent de l’électricité. Le vitrage mis au point par l’équipe de chercheurs chinois est ainsi susceptible de réduire les apports externes d’énergie en chauffage, en éclairage ou en climatisation.

    La technologie de ce vitrage est jugée mûre en vue d’une industrialisation selon Gao Yanfeng. Ce dernier met en avant l’intérêt en matière de maîtrise de l’énergie et de confort. Ce matériau préserve l’habitat de fortes pertes de chaleur l’hiver (matériau en mode isolant) et de surchauffe l’été (matériau en mode réfléchissant). Le coût de ce vitrage n’a pas encore été dévoilé mais il est jugé faible par les chercheurs au regard des dispositifs existants.

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.